Séminaire du Groupe de Recherche sur l’Asie Centrale (GRAC) — CERI-Sciences Po, Paris, 17h, 08/01/2015
Avec :
Anatole Douaud, SciencesPo & American University of Central Asia, Bichkek
Cet hiver le Kirghizstan fait face à une situation de pénurie d’électricité d’une importance sans précédent depuis son indépendance. Cette crise se répète tout les ans, la production étant à plus de 80% basée sur l’hydroélectricité, ainsi son ampleur varie avec les précipitations et les cycles climatiques.
Depuis la révolution de 2010, la crise du secteur énergétique constitue un sujet politique de premier plan. Pourtant, la proéminence publique du sujet ne s’accompagne pas de changements dans le discours et les actions des autorités kirghizes. Ce discours est constant à travers les régimes et se concentre sur les aspects techniques de la crise, notamment la question des prix de l’électricité. Or ces solutions techniques proposées sont dans la continuité des projets politiques successifs et parfois concurrents qui ont mené à la construction du système électrique actuel.
Contre ce discours technicien, la présentation cherchera à re-politiser la crise et à montrer la composition du système électrique centre-asiatique au grès des conjonctures. On verra notamment que ce système résulte de différentes conjonctures politiques, entre la conception coloniale du début du 20ème siècle, la planification soviétique, la prédation politique du secteur énergétique ainsi que le paradigme néo-libéral.
Discutant : François Bafoil , CNRS-CERI, Paris
Responsables scientifiques : Adrien Fauve et Olivier Ferrando
CERI-Sciences Po : 56, rue Jacob 75006 Paris (salle Jean Monnet)
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Chargé de diffusion scientifique (28 décembre 2014). Séminaire du Groupe de Recherche sur l’Asie Centrale (GRAC) — CERI-Sciences Po, Paris, 17h, 08/01/2015. IISMM. Consulté le 6 août 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/pyzl
